« Ecce homo », Youssoufa, Onfray et le Christ

Mis à jour : sept. 3


Ceci n'est qu'un billet d'humeur par avance désolé pour l'offense...

Ma première impression à la lecture de ce classique de Friedrich Nietzche : Nietzche est un faible qui se déguise en fort. La glorification qu’il propose de lui-même, de son oeuvre -Zarathoustra dit-il est le plus beau cadeau qui ait été fait à l’humanité - de son intelligence et de ses méandres, ressemble aux tristes égo trip du gangstarap mythomane de nos générations.  Glorification de la décadence et de la distance froide avec le reste des hommes, du courage dans une vue sans amour, refus de tout idéal, mise au pinacle de l'adaptabilité de l’égoïsme, tout y est similaire. Nietzche est donc le père, l’un d’eux au moins, de tous ceux qu’ MC Jean Gabin « emmerde » mais surtout de la foule des suiveurs qui exaltent la violence et la moula. Nul ne peut servir deux maîtres. Il est question chez lui d’un éloge de l’homme non sans moral mais dont la morale se doit d’être en tout inverse à la morale chrétienne qu’il débecte, « Le christianisme est pitoyable ». J’avais senti très vite son dégout, et lui-même est rapide à se répendre car il le révèle sans ambages dès le chapitre 3. L’antéchrist dans son crâne parle, comme chez un Youssoufa chantant : « Je ne tends pas la joue comme celui qui a vu le jour à Bethlehem ». Les faux courageux, qui sucent leur pouce dans leur lit, « on ta cramé Yous… » sont des ennemis de la croix, biberonnés à la culture nihiliste de l’occident et à celle d’un islam visiblement antichrétien ! Nietzche m’apparaît à moi comme un homme faible, déterminé par tout ce qu’il rejette, se classant dans la catégorie des rebelles et des « maitres du soupçon », ce qu’il est. Il trouvera son armée de moutons, enfumés par les maitres du complot, dans les rangs déshumanisés du Reich quelques années plus tard. « Voici l’homme » et les ramifications de son œuvre. A trop se classer parmi les forts il trahit sa faiblesse. Certains esprits de même facture ont voulu faire entendre que l’antisémitisme militant est l’héritage du christianisme et la cause de la Shoah, c’est tout l’inverse que l’histoire a démontré.  « Subversion du Christianisme », cher Jacques, nous y sommes encore aujourd’hui… Qu’un Onfray ose émettre l’idée qu' Hitler se soit nourrit de la figure du Christ face aux marchands du temple, montre combien la haine de Dieu  peut rendre bête les intelligents. Prétexte et inspiration sont pourtant bien différents. Ricœur l’avait dit, ne pas distinguer pour diviser plutôt que distinguer pour unir… A l’hameçon du Père de la Gnose, Onfray le Prieur, Mordillat. Je continue donc la lecture, impatient de tirer parti de cette folie par le négatif, et de louer le Seigneur de n’être plus de ce peuple aveuglé par la haine du Fils!